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LIGUE DE L'ENSEIGNEMENT / COLLECTIF DES VOSGES

VOSGES : QUAND LE CIVISME REND SERVICE AUX JEUNES

publié le 04-05-2016

Prefet

Depuis son lancement en mai 2010, le service civique a déjà convaincu 746 jeunes dans les Vosges.

Petit tour d’horizon de ce dispositif qui séduit de plus en plus avec le préfet Jean-Pierre Cazenave-Lacrouts.

 

En quoi consiste et à qui s’adresse le service civique ?

« Il remplace le service civil volontaire, lui-même mis en place après la suspension du service militaire. C’est un engagement volontaire destiné aux jeunes âgés de 16 à 25 ans, jusqu’à 30 ans pour les personnes en situation de handicap. Indemnisé 573 € par mois, il permet de s’engager sans condition de diplôme dans une mission d’intérêt général au sein d’une association, d’un établissement public, d’une collectivité… La durée minimum de l’engagement doit être de 24 heures. La structure d’accueil doit faire l’objet d’un agrément accordé par l’Etat quand il s’agit d’une structure nationale et le préfet au niveau local. »

Quelles sont les démarches à effectuer pour devenir volontaire ?

« Elles sont extrêmement simples. Nous avons mis en place dans les Vosges un site internet en lien avec la Ligue de l’enseignement sur lequel il y a toutes les offres (www.service-civique88.fr). A l’heure actuelle, une quarantaine d’offres circulent sur l’ensemble du département. »

Pourtant, le ministre lors d’une interview qu’il nous avait accordée avant sa venue nous disait que les Vosges étaient un département à la traîne ?

« Je ne partage pas cet avis. Pour l’année 2016, nous en sommes déjà à 89 services civiques sur les 187 postes. Pour preuve dans les Vosges, nous accueillons 8,9 % des volontaires de tous les services civiques de la nouvelle grande Région alors que les jeunes Vosgiens ne représentent que 5,8 % des jeunes de toute la région. »

Quel est l’objectif et quels sont les avantages du service civique ?

« Il doit à la fois permettre à des jeunes d’exercer une mission d’intérêt général et la découverte d’une activité. Il doit permettre de se structurer, de donner des repères. Pour cela, chaque jeune bénéficie d’un accompagnement personnalisé, un tuteur de la structure d’accueil le guide. Il bénéficie également d’une formation civique et citoyenne et d’une formation aux premiers secours, ainsi que d’une couverture sociale comme tout salarié. Le chef de l’Etat l’a déclaré universel, c’est-à-dire qu’il nous appartient collectivement de répondre à la demande, de ne pas laisser les jeunes sans solution. Aussi, un collectif s’est mis en place pour aiguiller les jeunes dans l’un des neuf domaines proposés. »

Six ans après sa mise en place, a-t-on déjà des retours sur ce que deviennent les jeunes après leurs missions ?

« Non, pas vraiment. Mais la plupart que je rencontre sortent avec des solutions structurantes, des formations complémentaires, des projets. Selon moi, c’est une réussite. »

Est-ce également une réponse concrète au chômage des jeunes ou peut-être un effet de manche pour faire baisser les chiffres ?

« Ce n’est pas un dispositif emploi. Cependant, cela peut contribuer à mieux les disposer pour entrer dans la vie professionnelle, tant mieux. »

 

Article Vosges Matin du 4 mai 2016