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LIGUE DE L'ENSEIGNEMENT / COLLECTIF DES VOSGES

ÉPINAL INSERTION Les valeurs du sport pour levier

publié le 23-02-2017

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Dans la continuité d’autres actions déjà menées, une plateforme d’éducation et d’insertion sociale et professionnelle par le sport va être mise en place à destination de jeunes de 18-25 ans en rupture de ban.

Ils ont entre 18 et 25 ans (et ne sont donc pas éligibles au RSA), n’ont pas d’emploi, ont quitté le circuit scolaire (plus ou moins tôt d’ailleurs) et sont parfois en phase de désociabilisation avancée. Que faire d’eux ? Les laisser au bord du chemin ? « L’égalité des chances est mon credo et “insertion et citoyenneté”, c’est mon mandat », explique Stéphane Viry, créateur de l’ASO (Association Ambition Omnisports) et conseiller municipal délégué.

Autant dire que ce n’est pas tout à fait un hasard si l’ASO (dont il vient de céder la présidence) et la municipalité viennent de signer une convention de partenariat signifiant la création d’une plateforme d’éducation et d’insertion sociale et professionnelle par le sport. Cela dans le cadre d’un partenariat existant avec l’agence pour l’éducation par le sport (APELS).

Parler à la jeunesse

Le sport est fédérateur et porteur de valeurs citoyennes. Un bon vecteur pour « parler » à la jeunesse. « Depuis 2014, plusieurs actions ont été menées, comme le projet “Faire plus que” [faire plus que du sport, NDLR] auprès des CM1-CM2. Il y a eu depuis le lancement de chantiers citoyens à destination des 12-15 ans. Depuis 2016, nous avons également organisé le trophée citoyen qui a pour but de susciter la transversalité entre les associations de différents secteurs et d’inciter à l’inclusion citoyenne », rappelle Philippe Guibert, directeur de la jeunesse et des sports de la Ville.

C’est ce service qui, dans les semaines à venir, va structurer cette plateforme qui a déjà de solides bases.

« La plateforme est la continuité de l’action Réagir, lancée il y a 7 mois pour un public de quinze jeunes âgés de 18 à 25 ans ayant été détectés comme en décrochage », confirme Victor Demange, chargé de mission à l’ASO.

Il s’agit donc de renforcer un dispositif existant en multipliant notamment le nombre des partenaires pour travailler sur des parcours individuels de réinsertion : la Mission locale, les éducateurs spécialisés, la direction départementale de cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP), les clubs spinaliens ou encore Face Vosges (fondation agir contre l’exclusion), elle-même au cœur d’un sacré réseau d’entrepreneurs. Ce qui peut être utile pour des stages professionnels, par exemple.

Car le but est bien d’accompagner chaque jeune vers un projet professionnel personnel. Et pas forcément vers dans la filière sportive même si celle-ci séduit. Quatre de ces jeunes sont d’ailleurs actuellement en immersion au service des sports de la mairie. Un autre vient de passer le Bafa (brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur), deux ont pu passer le permis de conduire… En service civique, ces jeunes font régulièrement du sport ensemble mais… pas que. Ils participent à des chantiers d’entretien et d’animation des quartiers.