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LIGUE DE L'ENSEIGNEMENT / COLLECTIF DES VOSGES

Succès du service civique, près de 100 000 jeunes concernés en 2016

publié le 16-01-2017

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Créé en 2010, ce dispositif pour les 16-25 ans permet d’effectuer une mission d’intérêt général dans une association, une collectivité ou un établissement public de six à douze mois.
 

Près de 100 000 jeunes ont effectué une mission de service civique en 2016, fondée sur un engagement volontaire pendant plusieurs mois, a annoncé, jeudi 12 janvier lors d’une conférence de presse, l’Agence nationale du service civique, qui compte 200 000 volontaires en sept ans d’existence.

Créé en 2010, ce dispositif pour les 16-25 ans (30 ans pour les personnes en situation de handicap) permet d’effectuer une mission d’intérêt général dans une association, une collectivité ou un établissement public de six à douze mois, indemnisée 577 euros net par mois.

En deux ans, le nombre de volontaires a été multiplié par presque trois, passant de 35 000 en 2014 à près de 100 000 en 2016 (le chiffre définitif sera connu en mars). Ils ont été accueillis dans 10 000 organismes, selon des chiffres dévoilés par l’Agence nationale du service civique.

La « montée en charge est spectaculaire », s’est félicité dans un discours le ministre de la jeunesse Patrick Kanner, qui a eu « une pensée particulière » pour François Chérèque, l’ancien leader de la Confédération française démocratique du travail (CFDT) mort au début de janvier, qui a dirigé le service civique de décembre 2013 à juin 2016.

 

« Une chance »

Le budget de l’agence est passé de 8 millions d’euros à son démarrage à 380 millions pour 2017, a précisé M. Kanner. « Le service civique est une chance. Mettre son temps, son énergie, son intelligence au service des autres est une manière de donner un sens au début de sa vie », a-t-il dit. Il souhaite que cet engagement devienne « une institution ».

Connu par 94 % des jeunes et plus généralement par neuf Français sur dix selon une récente enquête de l’Institut français de l’opinion publique (IFOP), réalisée du 24 octobre au 3 novembre 2016 , les jeunes volontaires plébiscitent l’expérience vécue et soulignent l’effet positif du service civique sur leur parcours professionnel.

Rares sont les anciens à regretter d’avoir donné de leur temps et de leur énergie. Selon l’IFOP, ils sont 91 % à se dire satisfaits de leur expérience, 93 % à estimer « que réaliser cette mission était une bonne idée ». Quant au taux de recommandation de ces jeunes, il grimpe encore, pour atteindre 94 %.

Une bonne image mais...

Le regard positif des premiers participants au service civique a même gagné la population. « Les Français sont très enthousiastes à l’évocation du service civique », dit l’étude, celui-ci ayant une bonne image pour 90 % des personnes interrogées âgées de 16 à 25 ans, et pour 89 % des plus de 26 ans.

Pourquoi s’engager ? Pour 55 % des anciens volontaires, la motivation avancée est « l’acquisition d’une expérience utile dans le parcours professionnel ». Ils sont 23 % à avoir voulu « être utile à la société ». Et 22 % déclarent que le « service civique était avant tout un moyen de gagner de l’argent ».

Une sortie mal préparée

Le fait d’être utile aux autres n’est donc pas la première motivation pour effectuer le service civique. Toutefois, « la quasi-totalité des jeunes interrogés (89 %) estiment que leur mission leur a permis de faire quelque chose d’utile pour les autres ou pour la société ». Les autres points mis en avant sont les impacts positifs sur le plan professionnel : 62 % estiment avoir développé leur réseau et 50 % pensent que le service civique les a aidés à trouver un emploi.

Toutefois, des points restent à améliorer : 56 % des anciens estiment « ne pas avoir été accompagnés ou conseillés pendant leur mission pour préparer l’après-service civique ». En matière d’emploi, 22 % des volontaires interrogés quatre à huit mois après leur service sont toujours sans activité, soit une proportion très voisine de celle observée avant (24 %) d’avoir fait le service civique.