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LIGUE DE L'ENSEIGNEMENT / COLLECTIF DES VOSGES

LE SERVICE CIVIQUE UN MOYEN DE PRÉVENIR LE DÉCROCHAGE SCOLAIRE EN FAISANT UNE PAUSE POUR RÉFLÉCHIR A SON PROJET D'AVENIR

publié le 15-11-2016

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Le nombre de jeunes qui sortent du système scolaire sans diplôme ni qualification est descendu sous les 100.000 par an en 2016, a annoncé lundi Najat Vallaud-Belkacem, une diminution qui reste toutefois inférieure aux objectifs de François Hollande.

«Nous avons cette année passé un cap symbolique très fort», a déclaré lundi lors d’un discours la ministre de l’Education nationale, qui organisait un séminaire sur le décrochage scolaire. Ce phénomène devrait ainsi concerner 98.000 jeunes en 2016, selon un indicateur provisoire du ministère, après 107 000 en 2015 et 110 000 en 2014, selon l’enquête emploi de l’Insee.

Objectif 70 000 

«C’est encore beaucoup trop, mais de tels résultats doivent nous inciter à renforcer nos efforts, à les amplifier», a fait valoir la ministre, refusant toute «fatalité». 
François Hollande s’était fixé comme objectif de diviser par deux le nombre de décrocheurs pendant son quinquennat pour passer de 140 000 à 70 000 par an.

Pour 2016-2017, «nos projections nous donnent à voir que nous serons en dessous des 80000 jeunes sortant du système scolaire sans qualification», car «nos dispositifs montent en puissance», a dit Mme Vallaud-Belkacem à la presse. «Si vaincre le décrochage était facile, alors le phénomène aurait disparu depuis longtemps», a-t-elle estimé.

Najat Vallaud-Belkacem avait lancé un plan de lutte contre le décrochage en novembre 2014, après de précédentes mesures prises par ses prédécesseurs Luc Chatel et Vincent Peillon.

Une pause dans la scolarité

De nouvelles mesures sont entrées en vigueur cette année. Elle a ainsi évoqué la possibilité généralisée pour des jeunes en voie de décrochage de faire une pause, dans le cadre d’un stage en entreprise ou d’un service civique, puis de reprendre leur scolarité.

Ou encore le droit pour les recalés au baccalauréat, au brevet de technicien ou au CAP, de redoubler une fois dans leur établissement. «Seuls trois élèves sur dix» ayant raté le bac repassent l’examen en lycée professionnel, n’étant pas sûrs d’être accueillis dans un établissement, a-t-elle souligné.

Plus de temps pour s'orienter

Depuis cette année également les élèves de seconde professionnelle qui pensent s’être trompés d’orientation ou l’avoir subie peuvent demander à changer de domaine ou de voie jusqu’aux vacances de la Toussaint, une décision laissée in fine à la discrétion des chefs d’établissement.

Outre un coût humain et social, le décrochage a un coût économique, estimé à 230 000 euros tout au long de la vie adulte d’un décrocheur, a-t-elle souligné.